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Les chefs d’orchestre de la saison 2009/2010

Jean-Louis Barbier, direction

Chef d’orchestre, chef de chœur, directeur artistique, Jean-Louis Barbier témoigne de plus de 20 ans d’expérience dans le milieu musical international. Son enthousiasme et son talent l’ont amené à traverser toutes les époques et tous les genres avec passion et rigueur, allant du répertoire baroque à des œuvres très contemporaines, de l’oratorio à l’opéra et au grand symphonique.
De 1976 à 1986, sa carrière de chef d’orchestre le mène à travers l’Europe et les Etats-Unis. Son premier contact avec le chant choral a lieu à Lisbonne où il dirige les chœurs Gulbenkian en 1977 et 1978. En 1980-1981, une bourse d’étude du Ministère de la Culture lui permet d’aller travailler auprès de l’orchestre philharmonique de Los Angeles ; outre les répétitions de Carlo Maria Giulini, il y suit l’enseignement de Kyrill Kondrashin et surtout Herbert Blomstedt. Puis il devient directeur de l’orchestre d’Auvergne pour 3 ans, avant de travailler pour l’orchestre philharmonique de Radio France où il dirige les chœurs pour plusieurs productions.
En France, Jean-Louis Barbier a été invité à diriger : l’orchestre philharmonique de Montpellier, l’orchestre du Capitole de Toulouse, l’orchestre de Bordeaux Aquitaine et l’orchestre symphonique de Rouen. En 1991 et 1992, il participera aussi aux sessions de travail de l’orchestre des Jeunes Gustav Mahler, basé à Vienne et dirigé par Claudio Abbado. A partir de 1986, il s’est spécialisé dans la direction de chœur. Il est, de 1988 à 1998, directeur artistique du Centre d’art polyphonique de Haute-Normandie. Au Canada, il dirige les productions d’Opera Nuova, l’orchestre de l’université d’Alberta, l’orchestre philharmonique de Calgary, les orchestres symphoniques d’Edmonton et de Medicine Hat, le saskatoon Honour Orchestra. Au conservatoire de Caen, il est professeur de chant choral, de direction de chœur et chef du Chœur de Chambre de Caen.

Jean-Louis Basset

Né à Caen, ancien élève de R. Grell pour le trombone et M. Dutriez pour la contrebasse, Jean-Louis Basset entre au CNSM de Paris. Il y obtient un premier prix de trombone et y poursuit des études d’harmonie et de contrepoint avec Alain Bernaud. Il se tourne vers la direction d’orchestre et travaille essentiellement avec Hans Swarowsky à Vienne et Franco Ferrarra à Sienne. Avec l’Orchestre de Caen, il accompagne des solistes internationaux comme Birgit Finnilä, Anna-Maria Miranda et Michaël Rippon, André Navarra, France Clidat, Claude Helffer et Michaël Rudy. Il a également dirigé de grandes oeuvres contemporaines en présence de compositeurs comme Karlheinz Stockhausen, Ivo Malec, Ichiro Nodaïra, Yoshihisa Taïra et Elliott Carter.
Depuis 1983, il dirige l’Orchestre symphonique des élèves avec lequel il a présenté près de 300 œuvres. Son large répertoire s’étend de Mozart aux œuvres contemporaines, mais c’est principalement vers le romantisme, le post-romantisme allemand ainsi que vers l’école de Vienne (Schoenberg, Berg et Webern) qu’il est tourné. Il est le premier chef invité de l’Orchestre de Caen depuis septembre 2006.

Laurent Campellone, direction

Après des études de violon, de tuba, de percussions et de chant, Laurent Campellone suit une formation en direction orchestral au conservatoire Frédéric Chopin de Paris, en parallèle de l’obtention d’un diplôme de philosophie. À 23 ans il est nommé assistant du directeur musical de l’Opéra de Toulon pendant 5 saisons. Pendant cette période, il dirige des œuvres du grand répertoire lyrique, parmi lesquelles les Contes d’ Hoffmann, Die Walküre, Lucia di Lammermoor et La Traviata, des opérettes ou des ballets, lors de représentations en France, mais aussi à Philadelphie, Bilbao, Naples et Montréal.
En 2000, il se rend auprès de Christoph Eschenbach, directeur musical de l’Orchestre de Paris, du Hamburger Symphoniker et du Philadelphia Orchestra, pour compléter sa formation. Apprenant avec ce chef la grande tradition symphonique, il étend dès lors son répertoire aux symphonies de Beethoven, Mahler, Shostakovich, Messiaen ou Berlioz. En 2001, à 29 ans, il remporte à l’unanimité le premier prix de la 8e édition du concours international pour jeunes chefs d’orchestre de la Communauté Européenne à Spoleto en Italie, en association avec l’Académie Saint-Cécile de Rome. Choisi par le Ministère des Affaires étrangères français pour représenter la vie artistique française à l’étranger, il a été conduit à interpréter des œuvres de Ravel, Berlioz, Franck, Fauré, Saint-Saëns et Debussy à travers le monde. En 2003, il est nommé à la direction artistique de l’Esplanade de St-Etienne où il lance notamment une politique de redécouverte du répertoire français du XIXe siècle. Il se produit également à la tête de nombreux orchestres, parmi lesquels l’Orchestre National des Pays de la Loire, l’Orchestre de l’Opéra National de Nancy, l’Orchestre National du Capitole de Toulouse et est régulièrement invité dans des festivals dont le Festival de la Chaise-Dieu ou encore le Festival Berlioz.

Jean Deroyer

Chef d’orchestre français né en 1979, Jean Deroyer intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris à l’âge de quinze ans. Il y obtient cinq premiers prix et est ensuite nommé chef assistant à l’Ensemble
Intercontemporain pour deux saisons. Entre autres orchestres, il a été invité à diriger l’Orchestre de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, le SWR Orchester Baden-Baden, l’Orchestre National de Lille, l’Ensemble Intercontemporain, l’Orchestre Philharmonique de Liège, l’Israël Chamber Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg, l’Orchestre Poitou-Charentes, l’Orchestre National d’Ile-de-France, le Royal Liverpool Philharmonic, l’Orchestre de l’Opéra de Rouen, le Klangforum Wien, l’ensemble Remix (Porto), l’ensemble Elision (Brisbane), Muzyki Nowej (Varsovie), l’ensemble Court-Circuit (Paris), l’ensemble 21 (New-York) et le Moscow Contemporary Music Ensemble.
Depuis plusieurs années, il bâtit une relation privilégiée avec l’Ensemble Intercontemporain, qu’il a dirigé à de nombreuses reprises. En 2007, aux côtés de Peter Eötvös et Pierre Boulez, il s’est produit dans Gruppen de Stockhausen (pour trois orchestres et trois chefs) dans le cadre du Festival de Lucerne. En septembre 2007, il a été invité à diriger l’Orchestre de Paris à la salle Pleyel lors d’un concert programmé par Henri Dutilleux et retrouvera cet orchestre à plusieurs reprises lors des prochaines saisons.
Avec l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, il a enregistré Cellar Door de Thomas Roussel, musique pour l’exposition Loris Gréaud au Palais de Tokyo à Paris. Signalons également ses concerts avec le Deutsches Sinfonie Orchester à la Philharmonie de Berlin, le Radio Symphonie Orchester Wien au Konzerthaus de Vienne, le NHK Symphony Orchestra à l’Opéra de Tokyo, le Hyogo Convention Center Orchestra, l’Orchestre Philharmonique de Liège au Palais Royal à Bruxelles, l’Ensemble Intercontemporain à Rome, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo et l’Orchestre National de Lyon.

Mark Foster

Né à Melbourne en 1957, Mark Foster entreprend des études de piano et de composition au conservatoire de cette même ville. Lauréat de la Deutscher Akademischer Austausch dienst, il obtient une bourse et se perfectionne de 1978 à 1980 à Munich, où il dirige, compose et orchestre des musiques de scène et de film. Ancien directeur musical de l’Orchestre des Pays de Savoie, Mark Foster a été le chef principal invité de l’Orchestre de Caen de septembre 2000 à juin 2009.
Il est régulièrement invité à diriger des orchestres et des formations prestigieuses : l’Orchestre Symphonique du Westdeutscher rundfunk à Cologne, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, les Orchestres de la RAI de Turin et de Milan, le Radio Sinfonie orchester de Berlin, le Collegium Musicum de Zurich, l’Ensemble ASKO d’Amsterdam et surtout le Radio Kammer Orkest d’Hilversum avec lequel il entretient depuis 1990 une étroite collaboration. Il est également l’invité de nombreux festivals en France et à l’étranger (Strasbourg, Montpellier, Turin, Alicante, Genève, Lisbonne, Macao, Zürich et le Holland-Festival).
En 2000, il renoue avec le répertoire lyrique avec Cosi Fan Tutte de Mozart et l’Anima del Philosopho de Haydn. Suite au succès obtenu lors de ses prestations à l’Orchestre de Caen, il est nommé chef principal invité et dirige le Falstaff de Verdi en 2001. Parallèlement, il entame un cycle d’opéras de Mozart à la Volksoper de Vienne et en France avec l’enlèvement au sérail, Les Noces de Figaro, La Flûte Enchantée, Don Giovanni, ainsi qu’une tournée dédiée au Matrimonio Segreto di Cimarosa, en Suisse. En décembre 2001, il fait ses débuts à Berlin avec Falstaff à la Komische Oper. Il est Chevalier des Arts et Lettres et a été nommé Conseiller musical à l’Académie de France à Rome (Villa Médicis) en 1997.

Hans Leenders

Hans Leenders a suivi des études de direction et de percussions au Conservatoire de Rotterdam (Codarts), où il enseigne depuis 1997. Tôt dans sa carrière, il a suivi des master-classes de Ilja Moesin, Valery Gergiev et Jorma Panula, facilités par la bourse Anton Kersjes destinée à de jeunes chefs d’orchestre.
Depuis 1998, Hans Leenders dirige fréquemment aux Pays-Bas et à l’étranger. En 2004, il a fait ses débuts avec l’orchestre du Koninklijk Concertgebouw et a dirigé plusieurs concerts de l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam (notamment pendant le Festival Gergiev de Septembre 2001, dédié à Shostakovich). À l’étranger, Hans Leenders a été invité par l’Orchestre National du Capitole de Toulouse, ainsi que l’Orchestre du Théâtre Mariinsky à St. Petersbourg. Sélectionné pour la Bourse Bernard Haitink, Hans Leenders a été nommé chef d’orchestre assistant de l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam de 1999 à 2003 (dont Valery Gergjev était chef principal).
A côté des grandes oeuvres du répertoire, il dirige régulièrement la musique des XXe et XXIe siècles. Récemment, il a donné des concerts avec l’ensemble Asko au Proms aan het IJ d’Amsterdam ainsi qu’aux festivals de Budapest et Cracovie.

Vahan Mardirossian

Né en Arménie, il débute le piano et la composition à 7 ans et donne son premier récital 9 mois plus tard. A 16 ans, il crée et devient le directeur musical et le chef permanent l’Orchestre de Chambre de Jeunes de Centre Culturel d’Arménie. Il entre en 1993 au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Jacques Rouvier. Il est admis également dans la classe de musique de chambre de J. Mouillère en compagnie de N. Baldeyrou (clarinette) et R. Déjardin (violoncelle) formant ainsi le Trio Mardirossian. En 1996, il obtient le 1er prix de piano, le prix de musique de chambre et le diplôme supérieur du conservatoire. Pendant deux ans, il poursuit sa formation auprès de Jacques Rouvier et participe à de nombreuses master-classes de très grands musiciens (G.Sebök, D. Bashkirov, C. Franck...). Il se produit partout dans le monde en récital. En musique de chambre, il a pour partenaires des musiciens prestigieux tels R. et G. Capuçon, Quatuor Castagneri, SM Degand, H. Demarquette, T. Escaich, R. Galliano, D. Grimal, P. Müller, A. Noras, JM Phillips- Varjabédian, X. Phillips, Quatuor Ysaÿe...
Remarqué par Ivry Gitlis qui l’invite dès lors à se produire en sonate avec lui, il a également travaillé avec Mstislav Rostropovich pour la création du Concerto pour violoncelle n°2 d’Éric Tanguy, Henri Dutilleux sur sa Sonate pour piano et Krzysztof Penderecky sur son sextuor. Dès ses débuts, il est régulièrement invité par de nombreux grands orchestres en France et à l’étranger et par les plus festivals les plus importants. La musique d’aujourd’hui ne le laisse pas indifférent. Ses recherches dans ce domaine l’ont amené à travailler en étroite collaboration avec le compositeur E. Tanguy, T. Escaich, J. Lenot, P. Zavaro et F. Mulsant.
A l’occasion de son récital à Paris en 2001, Le Monde le qualifie de «pianiste phénoménal». En 2005, il a fait ses débuts avec l’Orchestre National de France au Théâtre des Champs-Élysées sous la direction de Yutaka Sado, puis à l’Auditorium National de Madrid sous la direction de Kurt Masur. En 2006, il est invité par ce dernier au séminaire de direction d’orchestre à New York. Après une sélection, il dirige l’orchestre de Manhattan school. Il crée également l’orchestre de chambre Maestria avec lequel il se produit à Toulouse et au Théâtre des Champs-Élysées en décembre 2006. Parallèlement il dirige régulièrement l’Orchestre Philharmonique d’Arménie et a fait ces débuts comme chef avec l’Orchestre de Cannes Provence-Alpes Côte d’Azur en juin 2008.

Jean-Pierre Wallez

Premier Prix de violon et de musique de chambre au Conservatoire national Supérieur de Musique de Paris, Prix du Concours international Paganini de Gines et lauréat du Concours international de Genève et du Concours Marguerite Long-Jacques Thibaud, Jean-Pierre Wallez, tout en poursuivant sa carrière de soliste, a été le leader de l’Ensemble instrumental de France de 1968 à 1983, 1er violon solo de l’Orchestre de Paris de 1975 à 1977, directeur du Festival de Musique d’Albi de 1974 à 1990. Formé à la direction d’orchestre par Pierre Dervaux et Sergiu Celibidache, il crée en 1978 l’Ensemble Orchestral de Paris dont il restera le directeur musical jusqu’en 1986. il est alors 1er chef invité du Sonderjyllands Symfoniorkester au Danemark tout en assurant la direction musicale de l’Orchestre royal de Chambre de Wallonie puis de l’Orchestre d’Örebro en Suède. Il a été principal chef invité de l’Orchestra Ensemble Kanazawa au Japon et premier chef invité de l’Orchestre Pasdeloup à Paris. il est conseiller artistique du festival français le Septembre Musical de l’Orne.
Il a enregistré tant comme soliste que comme chef d’orchestre et obtenu de nombreux Prix du Disque dont un Disque d’Or pour l’enregistrement des Quatre Saisons de Vivaldi avec l’Ensemble Ochestral de Paris.
Jean-Pierre Wallez est titulaire d’une classe de violon au Conservatoire Supérieur de Musique de Genève et donne des master-classes dans le monde entier. Il met également ses qualités exceptionnelles de pédagogue au service des jeunes enfants à travers l’association qu’il a créée, la Maison internationale du Violon. Jean-Pierre Wallez est Commandeur dans l’Ordre national du Mérite, Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier des Arts et Lettres et a reçu la Médaille de Vermeil de la Ville de Paris.